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Auteur: Martin Primeau
Londres, début de 2012. Débarqué de l’avion,  Benoît Dubé entreprend de visiter les différents cabinets de l’endroit.  L’enjeu est d’importance: trouver un partenaire local pour mener à bien  une transaction d’envergure. Une affaire de 2,8 milliards de dollars.
Le  vice-président exécutif et avocat en chef du Groupe CGI se souvient  encore très bien de ce séjour en sol britannique. «J’ai fait le tour des  bureaux d’avocats pour me présenter et expliquer ce qu’on recherchait,  raconte-t-il. On a finalement choisi Sullivan&Cromwell, une boîte  spécialisée dans les fusions et acquisitions dont on aimait l’approche.»
«On est rapidement devenus leur priorité», dit-il.
Quelques semaines plus tard, le 31 mai, l’entreprise montréalaise de  services informatiques a déposé sur la table une offre d’acquisition  amicale aux actionnaires de son vis-à-vis britannique Logica. Une  proposition qui a été acceptée le 20 août suivant.
«Tout s’est passé exactement comme on le souhaitait», souligne Benoît Dubé, satisfait.
Cette acquisition est la plus imposante de l’histoire de CGI. En effet,  le mariage des deux entreprises fait plus que doubler son nombre  d’employés, qui passe de 31 000 à 72 000.
«On était déjà un acteur important dans notre domaine, et maintenant on  devient le sixième au monde, avec des opérations un peu partout»,  indique l’avocat en chef du Groupe CGI.
Pour souligner cette acquisition d’envergure, Benoît Dubé s’est vu  remettre le titre de chef des affaires juridiques de l’année à  l’occasion de la remise des Prix des conseillers juridiques du Québec.
Selon lui, le prix souligne le bon travail de tous les membres de son  équipe. «C’est un peu comme gagner la Coupe Stanley, explique-t-il. Le  capitaine de l’équipe va chercher le trophée devant tout le monde, mais  en fait, c’est tout le travail de l’équipe qu’on reconnaît.»
Pour l’année qui vient, cette équipe s’affairera essentiellement à  intégrer les activités de Logica à celles de CGI. Selon Benoît Dubé, il  serait surprenant que l’entreprise montréalaise procède à court terme à  un coup d’éclat d’une telle importance. «Faire le travail lié à une  acquisition, c’est très intense, dit-il. Maintenant, on travaille à  l’intégration, et c’est un processus assez long qui va durer quelques  années.»

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